dimanche 18 septembre 2011

Présentation officielle de la nouvelle BMW Série 1 à Mons

Ce jeudi 15 septembre 2011, le concessionnaire montois Novauto présentait en avant-première la nouvelle BMW Série 1 dans les halls sombres du Lotto Mons Expo. En marge du salon de Francfort, où elle fut officiellement présentée au public, la petite BMW s'est laissée approcher par les clients de la concession, conviés sur invitation personnelle. L'évènement, axé sur le thème de la dualité, mélangeait agréablement les couleurs rouge et bleue dans toutes leurs déclinaisons : éclairage, tapis, vêtements du staff technique, bars, cocktails et tickets pour se procurer ces derniers. Cette trame chromatique soulignait en fait l'introduction des « Lines » (lignes) chez BMW, sortes de classes d'équipements optionnels définissant le caractère de l'automobile – pour une meilleure personnalisation. La nouvelle BMW Série 1 sera ainsi disponible en deux lignes distinctes, « Urban Line » à vocation chique et raffinée dans l'esprit des nouvelles citadines exclusives (Mini, Citroën DS), ainsi que « Sport Line » plus radicale et présentant tous les petits détails stylistiques appréciés par les amateurs de véhicules sportifs.

Lors de la diffusion des premières images officielles de sa nouvelle Série 1 (nom de code « F20 »), BMW a entraîné une vive polémique dans le monde de l'automobile. Puristes et néophytes du constructeur de Munich ont rapidement crié au scandale, se demandant quelle mouche avait bien pu piquer les designers. Certains aficionados de la marque ont même pleuré le départ de Chris Bangle, pourtant vivement critiqué jadis pour ses réalisations. En cause de cet émoi : une face avant quelque peu disproportionnée affichant des blocs optiques au design très discutable ainsi que des naseaux (mythiques chez BMW) aux airs de groin de cochon. L'arrière n'est pas en reste avec des feux qui, même s'ils sont très stylés, évoquent bien trop ceux de la nouvelle VW Polo. Est-ce là le prix à payer lorsque l'on tente d'introduire sur le marché une berline aux lignes avant-gardistes ? Heureusement, force est de constater que la nouvelle Série 1 choque beaucoup moins lorsque l'on a l'occasion de l'approcher pour de vrai. Certaines couleurs, comme le blanc, permettent une bien meilleure mise en valeur que le bleu ou le rouge – couleurs choisies par le marketing BMW pour présenter ses photos officielles.

Plus longue de huit centimètres et plus large de deux centimètres par rapport à sa devancière, la nouvelle Série 1 présente un profil joliment travaillé, traversé par une proéminence acérée reliant l'aile avant au feu arrière, en transperçant les poignées de portes de plein fouet. Une nouvelle identité stylistique que l'on retrouve sur tous les nouveaux modèles depuis la dernière Série 7 (« F01 »). Les portes-à-faux avant et arrière sont relativement courts. À l'avant, ce constat est renforcé par la coupe très verticale du pare-chocs, des naseaux jusqu'au bas-de-caisse. La face avant comporte donc, comme souligné précédemment, des blocs optiques imposants au design anticonformiste. On y retrouve deux principales sources lumineuses (feux de croisement et feux de route) cerclées d'anneaux bleus faisant office de feux de position. Chaque bloc est accentué d'éléments de couleur grise pour un résultat global très travaillé. Si ces phares peuvent choquer lorsqu'on les regarde de pleine face, ils se montrent beaucoup plus agréables vus de côté. Sous les traditionnels naseaux de l'auto peut-on trouver deux prises d'air accentuées de phares antibrouillard, ainsi qu'un diffuseur central. L'arrière, beaucoup plus conventionnel, est très proche de la première Série 1. À nouveau, c'est en regardant la voiture en trois-quart arrière que l'on appréciera le mieux ses lignes spécifiques.


Lors de l'évènement montois de ce 15 septembre 2011, la concession Novauto avait choisi de présenter deux voitures : une Série 1 « Urban » de couleur « Midnight blue » (un bleu/vert foncé métallisé), et une « Sport » vêtue d'une belle robe « Alpinweiß » (blanc uni). En déclinaison « Urban », la petite Série 1 se pare à l'extérieur de jantes spécifiques 16 pouces affichées sur le stand (17 pouces en option), de garnitures blanches brillantes sur les pare-chocs avant et arrière (diffuseur central à l'avant, listel de bas-de-caisse à l'arrière), d'une calandre aux barrettes blanches (uniquement chromées sur leur partie avant) et de rétroviseurs de couleur blanche (optionnels). À l'intérieur, on retrouve des seuils de portes spécifiques « BMW Urban », un volant gainé de cuir, des inserts décoratifs bi-tons sur le tableau de bord et la console centrale (blanc/gris sur la voiture présentée, existent aussi en noir/gris ou aluminium/noir), quelques entourages chromés pour les éléments de la planche de bord ainsi qu'un éclairage intérieur blanc ou bleu. Les sièges, en tissu ou en cuir, offrent différentes combinaisons de couleurs et de motifs dans les tons gris, noirs et bleus.

La ligne « Sport », quant à elle, propose à l'extérieur des jantes 16 ou 17 pouces (sur le stand) à l'allure plus sportive et des éléments de carrosserie (calandre, diffuseur d'air, listel de bas de caisse, prises d'air à l'avant) peints en noir. À l'intérieur, les équipements personnalisables sont les mêmes que pour la ligne « Urban », mais avec – on pouvait s'en douter – d'autres tons : des sièges sport en tissu ou en cuir mariant le noir, le rouge et le gris ; des inserts décoratifs noir et rouge, aluminium et noir ou aluminium et rouge ; un éclairage intérieur blanc ou rouge orangé. La ligne « Sport » offre également une surpiqûre rouge sur le volant en cuir et sur les sièges (afin d'améliorer les contrastes), tout comme des graduations rouges sur le compteur de vitesse et le compte-tours du tableau de bord. Sur le stand, les cœurs balançaient entre les deux finitions, reflétant la notable différence de personnalité des conducteurs. Une différence que le constructeur a intelligemment ventilé dans ses lignes « Urban » et « Sport ». Il est à noter que la nouvelle Série 1 sera disponible en version de base (ni « Urban », ni « Sport ») sans le moindre élément distinctif propre aux « lines ». Cependant, ce serait dommage de ne pas profiter de ces quelques exclusivités !


BMW oblige, la nouvelle Série 1 proposera une foule d'équipements (de série et optionnels). De série, on retrouvera le système « EfficientDynamics » étrenné depuis quelques années au sein de la gamme du constructeur. Ce programme d'équipements (Start & Stop automatique, récupération de l'énergie de freinage, Common Rail diesel, etc.) permet de réduire la consommation et les émissions de CO2 tout en assurant une conduite dynamique. Lors de l'évènement de ce 15 septembre, la concession BMW a insisté sur la présence du mode « EcoPro ». Ce dernier système offre au conducteur des recommandations détaillées pour réduire sa consommation. De plus, il permet d'indiquer quels sont les gains d'énergie (ou de kilomètres) obtenus lors de la conduite, afin de motiver le conducteur à rouler sobrement. En outre, la nouvelle Série 1 proposera en option des suspensions sport adaptatives, un rapport de démultiplication variable de la direction (Variable Sport Steering), le système Connected Drive, un écran LCD large (Control Display), un système audio Harman Kardon et une boîte automatique Steptronic à 8 rapports.


Côté moteurs, la nouvelle BMW Série 1 proposera dans un premier temps deux moteurs essence et trois diesel, tous étant composés de quatre cylindres. Côté essence, la 116i offrira 136 chevaux pour 5,7 l/100 km alors que la 118i, turbo-compressée (!), lâchera 170 chevaux pour 5,9 l/100 km. Le bloc diesel de quatre cylindres et de deux litres de cylindrée sera décliné en trois versions : la 116d de 116 chevaux pour 4,5 l/100 km, la 118d de 143 chevaux pour 4,5 l/100 km également, et enfin la 120d de 184 chevaux pour une consommation annoncée de seulement 4,6 l/100 km. En Belgique, les taxes automobiles abracadabrantes ont poussé le constructeur à proposer alternativement la 118d à une puissance de 136 chevaux, et la 120d à 163 chevaux. À quand les taxes sur le nombre de kilomètres parcourus ?


En quelques heures, les clients de la concession BMW Novauto ont pu découvrir la nouvelle Série 1 qui sera commercialisée dès la fin du mois de septembre. Un design atypique et osé qui s'est rapidement fait oublier dans cette ambiance colorée où l'accent fut placé sur la double personnalité de l'auto. Les deux lignes spécifiques de cette voiture (« Urban » et « Sport ») et ses nombreux atouts technologiques – notamment en matière de réduction de consommation – ont séduit la plupart des invités, impatients de tester cette « F20 » sur la route afin d'en mesurer le véritable potentiel. Une affaire à suivre !


mercredi 7 septembre 2011

Recette : Involtini di vitello alla Cavaliere

Lorsque l'on invite des convives à sa table, il n'est pas toujours évident de dégoter une recette originale et élaborée, tout en étant facile à réaliser et accordant les préférences gustatives de chacun. La cuisine italienne, par exemple, est communément très appréciée pour ses goûts passe-partout, ses couleurs chaleureuses et la reconnaissance de ses ingrédients par un large public. Cependant, même si les pâtes et les pizzas sont incontournables et connues de tous (et ce dans de nombreuses déclinaisons), il est souhaitable de sortir des sentiers battus en se tournant vers d'autres spécialités – ce dont l'Italie regorge.

Connaissez-vous, par exemple, les involtini ? Ces aliments, que l'on peut traduire par « paupiettes », se constituent d'une tranche de viande ou de légume roulée et farcie avec différents ingrédients selon les recettes... et la créativité de chacun. Ainsi, on peut réaliser des involtini di manzo (boeuf), des involtini di pollo (poulet), des involtini di parma (jambon de Parme), mais également des involtini di melanzane (aubergine). Appréciés pour leur saveur, les involtini di vitello (veau) constituent par ailleurs un très bon choix pour la préparation d'un plat italien qui étonnera et ravira vos invités.


Ayant fait de nombreux heureux avec ma recette d'involtini de veau « alla Cavaliere » (comprenez « à la Chevalier »), j'ai décidé de partager celle-ci sur mon blog (même si, entendons-nous bien, je n'ai pas le niveau d'un « Masterchef »). Après plusieurs essais et quelques réflexions, je me suis accordé sur une farce qui donne beaucoup de charme aux involtini di vitello : le mariage subtil du pesto verde (pistou vert), du pesto rosso (rouge) et de la ricotta. Cette association, qui se mélangera peu et gardera sa compacité lors de la réalisation des paupiettes, titille littéralement les papilles lors de la dégustation. Par ailleurs, l'ajout d'une tranche de jambon de Parme sur la pièce de veau apporte une petite touche salée tout en assurant un bon maintien de la farce lors de l'opération de roulage de la paupiette – ou comment joindre l'utile à l'agréable.

Pour agrémenter les involtini, j'ai choisi de réaliser une sauce tomate relevée de vin blanc et de crème fraîche allégée. On y trouvera également quelques petits pois (ou « comètes vertes »), une combinaison courante mais néanmoins délicieuse. Enfin, recette italienne oblige, j'accompagne mes involtini et leur sauce de quelques pâtes (des farfalle pour une jolie présentation) assorties de petits bouquets de brocoli, un légume très peu calorique et excellent pour la santé. Vous pourrez vous targuer d'en avoir fait manger à vos invités !

La recette comporte l'avantage de pouvoir être réalisée en plusieurs étapes, ce qui vous évitera de travailler sur plusieurs fronts et de requérir l'aide d'une personne. Dans un premier temps, il vous sera nécessaire de préparer les involtini de veau, un par un, à l'aide des quelques ingrédients qui les composent. Ensuite, les paupiettes pouvant reposer plusieurs heures au réfrigérateur (ce qui permet d'ailleurs à la viande de s'imprégner des saveurs), vous pourrez préparer tranquillement la sauce tomate d'accompagnement. Celle-ci pourra mijoter une heure ou deux (jusqu'au moment de servir), elle n'en sera que meilleure. Ceci vous permettra de préparer vos petits bouquets de brocoli pour agrémenter les pâtes. Ces derniers éléments seront tout deux cuits à la dernière minute, avant de servir les involtini qui auront cuit au four.

Ingrédients (pour 4 personnes)

Pour les involtini (2 par personne) :

  • 8 à 10 tranches de veau de 4 à 5 millimètres d'épaisseur, assez larges (dites à votre boucher qu'il s'agit là de préparer des paupiettes)

  • 8 à 10 tranches de jambon de Parme ou équivalent (jambon italien)

  • 200 g de ricotta

  • 180 g de pesto vert (« verde »)

  • 180 g de pesto rouge (« rosso »)

  • Poivre (noir, blanc ou mix)

  • Huile d'olive

  • Quelques feuilles de basilic frais

  • Cure-dents (pas vraiment un ingrédient... mais nécessaire pour la réalisation)

Pour la sauce :

  • 2 à 4 échalottes

  • 2 à 3 gousses d'ail

  • Un peu de vin blanc

  • +/- 700g de « passata » (coulis de tomate)

  • +/- 400 de tomates pelées en cubes (« cubetti »)

  • +/- 125g de petits pois (en conserve)

  • 3 pierres de sucre

  • 10 cl de crème fraîche culinaire

  • Sel

  • Poivre

  • Origan

Pour les pâtes :

  • 300g de pâtes « Farfalle »

  • Un beau bouquet de brocoli

  • Sel

  • Thym

  • Huile d'olive

Préparation des involtini

Commencez par la préparation des involtini, qui sont relativement simples à confectionner. Vous pourrez les garder au réfrigérateur pendant plusieurs heures ; vous pouvez même les préparer la veille de votre dîner si vous disposez d'une viande fraîchement servie chez votre boucher. Spécifiez bien à ce dernier votre besoin : des tranches de veau pas trop épaisses, larges et faciles à rouler pour réaliser des paupiettes. Munissez-vous également de cure-dents afin de fermer les involtini sur leurs côtés.

Étalez une tranche de veau sur votre plan de travail, et saupoudrez-la avec un peu de poivre sur la partie intérieure (là où vous disposerez la farce). Si par malheur votre tranche est un peu trop épaisse, n'hésitez pas à utiliser un rouleau de cuisine pour l'aplatir quelque peu. Ensuite, disposez une tranche de jambon de Parme sur la viande. Ouvrez vos pots de ricotta, de pesto rouge et de pesto vert, et préparez trois cuillères différentes afin d'éviter de vous emmêler les pinceaux.


Ensuite, placez un peu de ricotta au centre de votre involtini. Ce fromage étant assez compact, il est placé entre les deux pestos afin d'éviter que ces derniers ne se mélangent trop. Ajoutez donc un peu de pesto vert d'une part, et du pesto rouge d'autre part de la ricotta. Surprise : votre farce a vraiment des couleurs d'Italie...


Prenez maintenant la tranche de veau par l'extrémité droite, et rabattez-la jusqu'au centre (sur la ricotta). Effectuez une deuxième fois l'opération en rabattant, toujours par la droite, le reste de l'involtini sur le pesto vert. Vous épargnerez ainsi aux deux pestos de se mélanger. Pour terminer, pincez l'extrémité de votre paupiette et enfilez-y un cure-dents pour garder la préparation fermée. Répétez l'opération sur l'autre extrémité. Vous empêcherez ainsi votre farce de couler par les côtés lors de la cuisson. N'hésitez pas à réaliser quelques involtini supplémentaires, non seulement pour les gourmands mais aussi et surtout pour vérifier la cuisson en les coupant en deux durant cette dernière.

Disposez vos involtini dans un plat pour four (de préférence anti-adhésif) et réservez-les au réfrigérateur.

Préparation de la sauce

Préparez une casserole de taille moyenne. Épluchez les échalotes et l'ail, coupez en les gousses en deux et ôtez le germe au centre (indigeste, d'après la légende...). Ciselez vos échalotes en petit cubes et pressez les gousses d'ail à l'aide d'un presse-ail (un ustensile vraiment utile). Disposez le tout dans le fond de votre casserole. Ajoutez-y un peu de vin blanc de manière à ce que ce dernier recouvre complètement les échalotes et l'ail. Chauffez à feu vif pendant environ trois minutes, de façon à ce que l'ail fonde et que l'échalote sue (sans se colorer). Ne laissez pas tout le vin blanc s'évaporer, vous en perdriez une bonne partie du goût.


Ajoutez ensuite le coulis de tomate et les tomates pelées en cubes. Baissez le thermostat de façon à obtenir un feu moyen. Insérez les trois pierres de sucre (qui feront disparaître l'acidité de la tomate), un peu de sel, un peu de poivre et une grosse pincée d'origan (n'hésitez pas sur ce dernier condiment). Mélangez bien et laissez mijoter pendant cinq à dix minutes. Ensuite, lavez vos petits pois en conserve (pour retirer le jus) et incorporez-les dans votre sauce. Baissez à nouveau le thermostat sur feu doux (voire très doux) et laissez mijoter (une ou deux heures, jusqu'au moment de servir). La crème fraîche ne se rajoute qu'au dernier instant : elle permet de donner un certain goût relevé à la sauce, mais ne devrait pas mijoter avec cette dernière.


Préparation des pâtes au brocoli

La préparation des pâtes au brocoli est très simple. Prenez la botte de brocoli, et coupez-en de gros bouquets. À partir de chacun de ces derniers, coupez à nouveau de plus petits bouquets et répétez l'opération en coupant de plus en plus haut de façon à obtenir de petits morceaux (environ la taille d'une cuillère à café). Vous pouvez stocker ceux-ci pendant quelques heures dans un tupperware si vous n'êtes pas encore prêt à entamer la cuisson de votre plat. La cuisson des pâtes est décrite dans le paragraphe suivant.


Cuisson

Lorsque vos invités sont présents et que la faim se fait sentir, il est alors temps de lancer la cuisson du plat. En principe, votre sauce devrait déjà être sur le feu, en train de mijoter depuis quelques temps – et donc être à bonne température. Préchauffez votre four sur 180°C, de préférence avec chaleur tournante. Sortez vos involtini du réfrigérateur pendant que le four préchauffe de manière à laisser la viande revenir à température ambiante. Après 10 minutes, versez un filet d'huile d'olive sur vos paupiettes et enfournez le plat pendant 20 à 30 minutes. Pendant la cuisson, il est très probable que la viande laisse échapper beaucoup de sucs, profitez-en pour en verser régulièrement sur vos involtini à l'aide d'une cuillère pour éviter qu'ils ne soient trop secs. Si vous avez préparé quelques paupiettes supplémentaires, n'hésitez pas à en couper une pour vérifier l'état de cuisson. En effet, il peut être difficile d'évaluer si votre plat est prêt ou non au simple coup d'œil.

Les bouquets de brocoli et les pâtes doivent être cuits à la dernière minute, lorsque vos involtini sont presque prêts à être servis. Cuisez le brocoli et les pâtes dans deux casseroles distinctes d'eau salée bouillante. Suivez les consignes figurant sur l'emballage des pâtes pour la cuisson de ces dernières, et cuisez parallèlement les bouquets de brocoli (que vous aurez préalablement lavés) jusqu'à ce qu'une fourchette puisse aisément les transpercer – ceci vous indiquera qu'ils sont cuits. Le temps de cuisson des pâtes et du brocoli est plus ou moins égal, entre dix à douze minutes.

Lorsque vos pâtes sont cuites, égouttez-lez, et réservez-les au chaud le temps d'égoutter à leur tour les bouquets de brocoli. Mélangez alors les deux éléments et ajoutez-y un filet d'huile d'olive, du sel et du thym. Vous pouvez dés lors servir votre plat, tant que les pâtes sont tièdes.

Au moment de servir...

Ça y est, vous êtes enfin prêt(e) à servir votre plat. Tout d'abord, ajoutez la crème fraîche à la sauce tomate, et mélangez convenablement. Dans chaque assiette, disposez deux involtini et recouvrez-les de moitié avec votre sauce (pour les laisser un peu apparents, vos invités aiment voir ce qu'ils vont manger). Ne lésinez pas sur la sauce, elle est excellente et se mariera également parfaitement avec les pâtes. Justement, ajoutez celles-ci dans l'assiette et terminez la présentation en déposant deux ou trois feuilles de basilic frais, passées sous l'eau au dernier moment, sur vos involtini. Il ne vous reste plus qu'à déguster. Un vin rosé bien frais accompagnera à ravir cette spécialité italienne.


Bon appétit !

dimanche 31 juillet 2011

Essai occasion - Alfa Romeo GT 1.9 JTD 150cv : Le joker du Biscione

Pendant vingt-six mois, entre 2008 et 2010, je fus l'heureux propriétaire d'une Alfa Romeo GT mazoutée. À la fois coupé sportif apportant un grand plaisir de conduire et véhicule économique préservant le portefeuille (j'effectuais alors cent-dix kilomètres par jour), cette voiture m'a fait ressentir divers sentiments tant son caractère est disparate. Achetée à 90.000 kilomètres au compteur, cette séduisante transalpine était en plein dans la fleur de l'âge. L'occasion pour moi de découvrir ses nombreuses qualités, mais aussi – hélas – d'entrevoir les « maladies » de ce coupé, gage de l'héritage des controversées 156 et 147 qui ont fait le bonheur et le malheur d'innombrables Alfisti par le passé.


Une Alfa Romeo GT d'occasion ?

Tout d'abord, pourquoi acquérir une Alfa GT d'occasion ? Généralement, une Alfa Romeo s'achète plutôt par passion que par raison, et la marque possède de sérieux atouts pour attirer les passionnés. Pour tout amateur d'automobile qui se respecte, impossible de rester de marbre devant les charmes des voitures italiennes – même sans en être fan. À cet égard, l'Alfa GT offre un design tout à fait attrayant, interpellant de nombreux curieux qui se retourneront souvent dans la rue ou même au volant à la vue de cette voiture – qui n'est pas des plus courantes. Et cette jolie plastique, signée Bertone, vieillit très bien depuis 2003. Dès lors, acquérir une Alfa Romeo GT revient à s'offrir une voiture avec laquelle on se démarque et qui confère une certaine prestance à son conducteur. En outre, ce dernier n'a pas à débourser une fortune pour rouler dans un coupé possédant un indéniable cachet. En effet, comme de nombreuses voitures italiennes, l'Alfa Romeo GT souffre d'une forte dévaluation à l'argus. Il est déjà possible de trouver une GT diesel d'occasion, bien équipée, ayant moins de 120.000 kilomètres au compteur et construite entre 2004 et 2007 pour 8.000 €. Plutôt intéressant pour un coupé de 150 chevaux qui, à l'achat, coûtait entre 25.000 et 30.000 € en moyenne (la GT n'étant plus produite depuis août 2010).

Vous l'aurez compris, avec une GT, vous serez gagnant lors de son achat, mais très certainement perdant lors de sa vente. Cependant, pour un prix démocratique, l'acquéreur d'un coupé GT profitera souvent de bonnes options, tant les Alfa Romeo sont généreusement équipées. Il est ainsi plus difficile de trouver une GT équipée de sièges en tissu que de sièges en cuir. On trouvera également assez fréquemment le régulateur de vitesse, la climatisation automatique dual-zone, l'installation Hi-Fi BOSE et même les phares au xénon. Enfin, le coupé GT diesel possède un comportement routier qui séduira les amateurs de sportivité automobile souhaitant concilier performance, luxe et économie de carburant.



Che bella macchina !

Revenons quelque peu sur le design de la belle italienne. Évidemment, la carrosserie d'une Alfa Romeo GT d'occasion n'aura que très peu souffert du temps (ce qui peut varier selon les propriétaires), contrairement aux autres organes de cette dernière. Comme souligné précédemment, l'esthétique de ce coupé traverse très bien les années et séduit encore aujourd'hui, grâce à des lignes plutôt avant-gardistes et anticonformistes. L'avant de la GT offre un capot plongeant, marqué par deux nervures joliment courbées se prolongeant sur le pare-chocs, entourant la légendaire calandre en « V ». Celle-ci est d'ailleurs très réussie – la plus belle de la gamme à l'époque. Étirée à souhait et entourée d'une belle imitation de chrome, cette calandre exhibe cinq baguettes horizontales (chromées elles aussi) sur un motif de nid d'abeilles serré. Ce fond est d'ailleurs rappelé de part et d'autre de la calandre, sous forme de deux petites entrées d'air venant titiller les blocs optiques très proches de la 147 dans sa première phase. Pour combler le tout, le bas du pare-chocs fait également la part belle aux entrées d'air, cette fois décorées d'un motif en nid d'abeille plus large et aéré que la calandre. À contre-courant des tendances de son temps, la GT comporte des feux clignotants avants déportés, situés en bas du pare-chocs. L'ensemble confère à l'auto une face avant épurée et sportive, sans pour autant se montrer agressive.



Le coupé présente un profil assez étiré, marqué par un trait saillant du plus bel effet, traversant la carrosserie de l'aile jusqu'au feu arrière en soulignant au passage la poignée de porte. Le bas-de-caisse, proéminent, met parfaitement en valeur le bas de la portière et joint avec style les ailes avant et arrière, dont on discerne ainsi à peine les limites. Deux bémols sont cependant à noter. Premièrement, la voiture semble un peu trop haute, tant l'écart entre les roues et leur passage est flagrant. Ceci dénature quelque peu le profil du coupé. Deuxièmement, la ligne de toit se montre assez droite et ne plonge réellement qu'au delà de la vitre arrière, de façon un peu trop abrupte, au détriment des lignes postérieures.


Ceci nous amène à l'arrière du véhicule, très réussi. L'originalité de ce coupé : un hayon permettant un accès facile au coffre et garantissant un gain notable sur la capacité de ce dernier. Si ce hayon peut se montrer déplaisant de profil, il n'en est rien lorsque l'on se trouve à l'arrière du véhicule. Celui-ci comporte à nouveau des lignes courbes tout en étant entouré de feux arrières originaux, fins et élancés – dans une pure tradition italienne. Le pare-chocs, large et bas, concède à l'Alfa Romeo GT son impression de puissance et de sportivité, laquelle est davantage renforcée par une sortie d'échappement béante chromée. Difficile de rester concis devant une si belle plastique !


Au rayon des désagréments liés à l'usure, on peut citer les badges Alfa Romeo (avant et arrière) qui ont la vilaine tendance à pâlir, se décolorer ou carrément perdre quelques couches de couleur. Le pare-chocs avant se montre également assez fragile et résiste peu aux petits cailloux et gravillons qui croiseront la route du coupé lâché à vive allure (dans le dos des forces de l'ordre). Par ailleurs, pour peu que l'ex-propriétaire d'une GT diesel n'ait daigné nettoyer régulièrement la sortie d'échappement, celle-ci sera bien souvent noire, sale et très difficile à faire briller de nouveau. Enfin, sur certaines occasions, il ne sera pas rare de trouver un peu de rouille sous les bas de caisse ou au niveau des suspensions, c'est là l'une des grandes maladies des Alfa Romeo modernes.

Raffinement à l'italienne

Assez parlé du design extérieur, invitons-nous sans plus tarder à l'intérieur de la GT. À quelques détails près, la planche de bord est celle de la 147, rehaussée de quelques touches stylistiques inédites, notamment au niveau du levier de vitesses. Un décor toujours alléchant à l'heure d'aujourd'hui, et qui convient parfaitement au coupé transalpin. L'habitacle mêle ainsi esthétique et sportivité, comme en témoignent le petit volant à trois branches, les aérateurs circulaires agrémentés de chrome, la console centrale grise, les contre-portes largement garnies de cuir, les éléments en aluminium (comme les poignées de porte) et bien sûr, les compteurs à fond blanc et aux aiguilles orientées vers le bas. Côté assise, la GT n'est pas en reste et reprend – de série – les sièges sport de la 147 TI, qui s'avèrent exemplaires en terme de qualité, de finition et surtout de maintien. À l'avant comme à l'arrière, les sièges offrent un superbe dessin travaillé aux lignes incurvées, mélangeant des portions de cuir lisse et de cuir perforé. À l'avant, on trouve un accoudoir central réglable en inclinaison, tandis que la banquette arrière, qui peut être rabattue, se dote d'un accoudoir encastrable et de trois reposes-tête.


Au niveau des équipements, l'Alfa GT est généreusement pourvue. De série, on trouvera un régulateur de vitesse, la climatisation automatique bi-zone, un ESP (VDC) ainsi qu'un correcteur d'assiette (ASR), un ABS, six airbags, un lecteur radio/CD avec commandes au volant, une alarme, des vitres électriques, des rétroviseurs électriques et dégivrant, un volant réglable en hauteur et en profondeur et bien sûr un ordinateur de bord plutôt complet. On pourra trouver sur le marché de l'occasion des Alfa Romeo GT équipées en option de capteurs de parking arrières (courant), de l'installation HiFi BOSE avec caisson de basses (courant), du GPS (régulier), des phares au xénon (rare) et des sièges chauffants (très rare).


Du point de vue de l'usure, l'habitacle de l'Alfa GT vieillit à la fois bien et mal... tout dépend des éléments. La note la plus positive revient aux sièges en cuir (avants et arrières) qui sont réellement d'une très bonne qualité. Le cuir ne se fissure pratiquement pas après 140.000 kilomètres, il est toujours doux et vigoureux en même temps. Les coutures, très résistantes, ne lâcheront pas et préserverons ainsi les côtés proéminents des sièges baquets. Le tableau de bord et les éléments plastiques larges résistent également très bien aux affres du temps. Par contre, nombreux sont les boutons dont le revêtement pèle : c'est notamment le cas des commandes au volant, dont les motifs disparaissent assez facilement, et les boutons de contrôle de la climatisation qui se montrent assez fragiles face aux coups d'ongles. Les poignées de portes intérieures remportent la palme du plus mauvais matériau, celui-ci se dégradant très rapidement (comme sur tellement d'autres automobiles, cependant).


Si la qualité perçue dans l'habitacle est élevée, la qualité d'assemblage est quant à elle moyenne. Ainsi, une foule de petites – et plus grandes – pièces finissent par bringuebaler, telles que la trappe de rangement située sous le volant, les boutons de la console centrale, les sièges, la banquette arrière et le hayon – qui a la fâcheuse tendance à se fermer « trop peu » et rebondir aux moindres imperfections de la route (qui sont légion en Belgique). En définitif, l'Alfa Romeo GT offre un intérieur agréable à l'œil, des sièges particulièrement confortables et efficaces, mais un tas de petits pépins et de bruits parasites qui feront tiquer certains, et en énerveront carrément d'autres.


Sportivité 1 – Confort 0

Tournons la clé de contact afin de mettre en route le bouilleur au mazout qui anime ce coupé GT. Comme tout diesel, le moteur est plutôt bruyant et se fait entendre dans l'habitacle, même si sa sonorité semble avoir été un peu travaillée pour se montrer la moins déplaisante possible. Dès les premiers tours de roue, on constate que le moteur est assez souple à bas régime (entre 1500 et 2000 tours/minute). La montée en régime est assez linéaire, contrairement à certains TDI allemands qui offrent un coup de pied aux fesses à 2500 tours/minute, puis se calment progressivement. Après plusieurs passages de rapports, on constate que la boîte manuelle à six vitesses est très bien étagée et permet réellement de maximiser le potentiel du moteur de 150 chevaux. En témoignent notamment les reprises qui sont très bonnes, et les poussées sur rapport qui sont impressionnantes, surtout sur les troisième et quatrième rapports. En ligne droite cependant, quelques vingt ou trente chevaux supplémentaires n'auraient pas été de trop pour sublimer les sensations d'accélération, qui peuvent se montrer un peu absentes comparé – à nouveau – à certaines allemandes.


Après 100.000 kilomètres, le moteur se montre toujours aussi nerveux et sa fiabilité est très bonne – le moteur étant l'organe le plus fiable de ce GT. La panne la plus courante est l'encrassement de la soupape EGR, qu'il sera à coup sûr nécessaire de changer entre 80.000 et 140.000 kilomètres. Enfin, en dessous de -10°C (courant ces dernières années en Belgique), le moteur peut être difficile à démarrer... le coupé GT a le sang chaud ! Côté consommation, comptez entre 5.9 et 6.5 litres par cent kilomètres en roulant normalement. En se montrant moins sage, on montera à 7.5 litres, mais difficile de faire plus.

Dans les virages, on retrouve une très grande qualité propre aux Alfa Romeo : la tenue de route. Celle-ci est tout simplement excellente et confère au GT un agrément de conduite exceptionnel, renforcé par le maintien exemplaire des sièges baquets. La direction est très précise et permet de d'envoyer le coupé là où il doit aller, sans risque de sous-virage. Le VDC (ESP signé Alfa) et l'ASR (correcteur de stabilité) se montrent efficaces sans pour autant paraître envahissants (attention à leur dysfonctionnement quand il neige). Hélas, les quelques maladies de ce coupé nous rattrapent vite et viennent ternir ce plaisir passé derrière le volant. Le principal défaut qui peut être relevé au cours du temps sur l'Alfa Romeo GT est l'usure précoce des organes du train avant. Ainsi, triangles de suspension supérieurs, inférieurs et barre stabilisatrice se montrent rapidement bruyants, en partie à cause des silent-blocs bien trop peu résistants (notamment sur nos belles routes belges). Même en évitant les nids de poules et en passant consciencieusement les dos d'âne à 20 km/h, le train avant finira par se montrer bruyant. Les « clong-clong » caractéristiques de cette usure (dus à un jeu entre les suspensions et les pièces censées stabiliser celles-ci) donnent promptement l'impression que la voiture se déglingue. Au contrôle technique, ce sera la carte rouge assurée. Et vu que les silent-blocs ne peuvent se remplacer indépendamment de la pièce qu'ils soutiennent, il sera nécessaire de changer l'ensemble des éléments défaillants au grand dam de votre porte-monnaie. À titre d'exemple, en 40.000 kilomètres roulés avec l'Alfa Romeo GT (entre 90.000 et 130.000), j'ai dû changer deux fois les triangles de suspension supérieurs avants et une fois la barre stabilisatrice.


Autre défaut du coupé GT : la fermeté des suspensions. L'incroyable tenue de route se paie au détriment du confort. À bord de la voiture, l'on ressent la moindre imperfection de la route. Certaines bosses pourront carrément faire souffrir le conducteur au niveau des lombaires, et ce malgré le confort des sièges. Un inconfort tout à fait discriminant, d'autant plus que ces imperfections de la route se font également sentir au niveau du volant, qui tremblera de concert avec les suspensions et l'ensemble du véhicule. Sur le marché de l'occasion, l'Alfa Romeo GT se déniche généralement avec des jantes de 17 pouces, avec lesquelles j'ai expérimenté deux ans de conduite. Il existe également des jantes de 16 pouces, qui devraient atténuer l'inconfort général... au détriment du design. De belles jantes 18 pouces étaient également au catalogue des options du GT, mais sont tout logiquement à proscrire.


La passion bat la raison

L'Alfa Romeo GT fut à sa sortie un véritable joker pour la marque au Biscione. Renouant avec les valeurs d'antan, ce coupé se veut un compromis entre véhicule sportif et de grand tourisme. Si le premier point est indéniablement atteint sans mal, le deuxième l'est beaucoup moins à cause de l'inconfort général qui sera un véritable point négatif sur de longues distances. Reste que, sur le marché de l'occasion, l'Alfa GT se démarque assez bien par son joli design peu vieillissant et son prix attractif. Si l'on considère Alfa Romeo comme un constructeur de luxe, au même titre qu'Audi, BMW ou Mercedes-Benz, le coupé GT ne fait pas vraiment le poids face à ses rivales directes que sont l'Audi TT, la série 1 coupé, la série 3 coupé ou la CLC. Seul son prix peut faire pencher la balance. Par contre, face aux constructeurs généralistes tels que VW, Peugeot, Opel et bien d'autres, Alfa Romeo joue une très belle carte en offrant à un prix raisonnable un coupé qui fournira des sensations que l'on pourra difficilement trouver chez la concurrence. Sur le marché de l'occasion, les Alfa Romeo GT ne manquent pas et raviront à coup sûr les amateurs de voitures italiennes et de sportivité, mis en garde par les quelques défauts de ce coupé – qui m'aura décidément bien inspiré pour cet article.


jeudi 30 juin 2011

Et si vous quittiez Facebook ?

Inutile et vide de sens pour les uns, indispensable et vital pour les autres, Facebook a fait couler beaucoup d'encre depuis sa démocratisation entre 2006 et 2008. Acclamé de temps à autres mais souvent décrié, ce réseau social numérique d'un nouveau genre (sans en être le pionnier) est continuellement au centre de nombreuses controverses – et ce malgré son indéniable succès. Pendant un peu plus de deux ans, j'ai été un utilisateur régulier de ce réseau social mondialement connu et utilisé par plus de sept cent millions d'utilisateurs. Il y a quelques mois, pourtant, j'ai décidé de mettre un terme à cette aventure, au grand regret de certaines personnes... et à l'indifférence de tant d'autres. Dans cet article, je souhaiterais partager mon expérience personnelle sur l'utilisation quotidienne de Facebook ainsi qu'exposer les raisons qui m'ont poussé à m'en détacher – à mon plus grand soulagement.


Après plus de deux ans d'utilisation, Facebook était devenu pour moi (comme pour beaucoup d'autres personnes) une véritable habitude, voire un rituel, un peu comme prendre son petit-déjeuner, se brosser les dents ou aller aux toilettes. En se connectant sur Facebook, l'on ressent instantanément le sentiment de connaître tous les derniers faits et les dernières informations, comme si l'on regardait le journal ou que l'on allait au café du village. Une mine d'information complète et très rapide, permettant d'emmagasiner un maximum de données sur une pléthore de personnes en un temps relativement réduit. Sans s'en rendre compte, cependant, cette mine d'information peut petit à petit devenir une drogue – ce qui fut mon cas. Utiliser Facebook, c'est en quelque sorte connaître la (presque) totalité de la vie de vos « amis » sans avoir à prendre directement de leurs nouvelles. Un flux d'information souvent unidirectionnel, parfois bidirectionnel. Cet approvisionnement en renseignements personnels délasse, amuse, interpelle. On ne demande rien à personne et les informations arrivent en quelques clics. Bientôt, l'on sait qu'une personne a mis un terme à sa relation de couple, qu'une autre attend un heureux évènement, qu'une troisième a acheté une très belle voiture et qu'une dernière revient de ses vacances au Mexique. Expression de bonheur, de malheur, de colère ou d'incompréhension, tous les sujets de la vie quotidienne sont abordés. Mais prendre connaissance des moindres faits et gestes des personnes qui nous entourent, de près ou de loin, est-il vraiment un acte dénué de tout danger ?


Tout d'abord, il y a le temps : consulter Facebook prend du temps. Bien sûr, comme je l'ai souligné précédemment, il est possible d'obtenir rapidement un tas d'informations sur une personne grâce à ce site. Mais de combien d'amis disposez-vous ? Rien qu'en faisant défiler la page des actualités, vous pourrez y passer des heures. À de nombreuses reprises, nous sommes amenés à visiter le profil d'une personne pour y chercher davantage de renseignements, tels que des statuts ou des commentaires, ou des médias tels que des photos ou des vidéos. Ensuite, retour à la page des actualités – qui entre-temps s'est fournies de nouvelles entrées – pour continuer la longue et interminable visite. En ce qui me concerne, et sans vouloir être trop curieux, il m'arrivait de perdre plusieurs heures par jour sur Facebook. Au bout d'un moment, on finit par se demander si cela en vaut la peine, le temps étant (à mes yeux) une ressource tellement précieuse. Étant quelqu'un d'ambitieux, qui aime créer, progresser, avancer et surtout apprendre, il m'arrivait bien régulièrement de me dire « Mais pourquoi ai-je passé tout ce temps sur Facebook ? Je n'ai pas su faire ce que j'avais prévu de faire ». Le loisir prend alors le goût de la culpabilité : captivant et distrayant dans un premier temps, pour devenir frustrant lorsque l'on constate le temps que l'on a perdu. Mais pour cela, encore faut-il être conscient du temps que l'on gaspille, et conscient de tout ce que l'on pourrait faire d'autre pendant que l'on surfe sur Facebook. Ce manque de lucidité peut être un danger, par exemple pour toutes les personnes qui utilisent ce site au travail. Noyées par leur dépendance au réseau social et incapables de s'en détacher, certaines personnes peuvent ainsi perdre leurs performances, leur efficacité et leur motivation au boulot. J'en ai été en proie, mais j'ai surtout constaté que d'autres personnes en étaient carrément victimes, mettant en danger leur place auprès de leur employeur. Ceci fut déjà une très bonne raison de quitter le site numéro un sur le web, mais il y en avait bien d'autres.


De par son intime conception, Facebook éveille la curiosité des gens. N'étant pas quelqu'un de curieux par nature (sauf bien sûr dans les domaines de la connaissance générale), j'ai bien fini par accepter l'évidence : je devenais de plus en plus indiscret, fouineur, voyeur. Le site web numéro un sur Internet est aussi la plus belle porte ouverte aux données personnelles de tout un chacun. Bien sûr, il existe de nombreuses fonctionnalités de confidentialité, mais qui en est réellement conscient et qui peut vraiment en tirer le meilleur parti ? Peut-être pas vos parents, votre sœur ou votre meilleur ami restaurateur – qui sont bien entendu présents sur Facebook. Ainsi, vous apprendrez facilement de nombreux détails de la vie de vos « amis » : où ils habitent, avec qui ils vivent, ce qu'ils possèdent, ce qu'ils aiment dans la vie, ce qu'ils détestent, mais aussi et surtout ce qu'ils vont faire ce soir, demain, le week-end prochain ou même l'été prochain. Tout ceci sans avoir à les contacter. Finalement, vous recevez énormément d'informations sur vos amis, sans les demander, un peu comme si ces dernières tombaient du ciel. Pour vous comme pour eux, est-ce vraiment une bonne chose ? Pour ma part, il m'arrivait – comme bon nombre d'utilisateurs de Facebook – de publier certaines informations qui me semblaient anodines, pour me rendre compte quelques temps plus tard que leur propagation était totalement incontrôlée. À de nombreuses reprises, j'ai croisé des connaissances que je n'avais pas vues depuis des mois, voire des années, et à qui je n'avais pourtant rien à apprendre : « Tu as acheté un chouette appartement, j'ai vu, sur Facebook » ou bien « Elle va bien ta nouvelle voiture ? » et même « Ça ne va pas avec ta copine ? J'ai vu sur Facebook... ». Ce que vous tentez de cacher à certaines personnes, via la « confidentialité », d'autres personnes l'apprendront et finiront par répandre l'information à votre place. Restreindre certains commentaires ou certains médias à une poignée de personnes n'indiquera pas à ces dernières de ne pas divulguer l'information. Se retrouver devant une personne et constater qu'elle connait beaucoup de choses intimes sur vous à votre insu est, de mon point de vue, un sentiment assez désagréable – surtout quand vous ne souhaitiez pas qu'elle les sache. Avec des centaines d' « amis » virtuels, difficile de contrôler une information et de spécifier à qui elle peut être adressée, et à qui elle doit être cachée. Si un jour vous ressentez ce sentiment, quand de simples connaissances de votre lointain entourage en savent un peu trop sur votre vie intime, dites-vous qu'en consultant régulièrement Facebook, vous ferez peut être vous-même ressentir ce sentiment à quelqu'un d'autre dans un avenir proche. Dès lors, via ce réseau social, l'on risque de développer une certaine curiosité malsaine... et d'alimenter celle des autres. M'étant rendu compte de la difficulté de contrôler la propagation de certaines informations à mon sujet, j'ai été davantage convaincu que la meilleure chose à faire avec Facebook, c'était de le quitter.


En ces temps difficiles, Dieu merci, vous n'êtes pas seul(e)s : vous avez des centaines d'ami(e)s. Un terme qui rend bien peu hommage à sa définition, lorsqu'il est employé sur Facebook. En effet, un(e) ami(e) est une personne envers qui vous portez une grande affection, laquelle est réciproque, et sur qui vous pouvez compter en toute circonstance. Un(e) ami(e) sera présent(e) lorsque vous serez au plus mal, tout comme quand vous serez au meilleur de votre forme. Vous pouvez lui confier tous vos problèmes, vos malheurs, vos envies, votre ami(e) restera toujours à votre écoute. Un(e) ami(e) sait rendre service sans rien attendre en retour. Évidemment, parmi vos contacts sur Facebook, bien peu de personnes peuvent ainsi prétendre au titre d'ami(e). Vous pouvez vous estimer chanceux(se) si vous dénombrez dix véritables amis dans votre entourage. Parmi vos amis virtuels, vous ne sortirez probablement jamais avec les 80% d'entre eux, ni prendrez de leur nouvelles, vous ne leur téléphonerez jamais. Vous leur souhaiterez un joyeux anniversaire car, dans sa toute grandeur, Facebook vous l'aura rappelé. Vous participerez à des discussions à coups de commentaires et de mentions « J'aime » sur les statuts de certaines personnes, mais si vous les rencontriez dans la réalité, peut-être n'en feriez-vous pas autant – ce qui est mon cas car je suis timide, mais point de timidité sur Internet. Finalement, si vous n'étiez pas sur Facebook, cela ne les ébranlerait même pas d'un poil. Mais soit votre bonté vous a empêché de refuser la demande d'amitié de ces 80% d'amis, soit vous avez désespérément voulu avoir plus d'ami(e)s que dans la (triste) réalité. Pour ma part, il y eu honnêtement des deux. Tout bien considéré, à quoi sert encore Facebook quand notre proche entourage ne se compose que de quelques dizaines de personnes tout au plus ? C'est un peu la réflexion que je me suis faite. Vous ferez davantage plaisir à vos proches si vous leur téléphonez. Si vous prenez de leurs nouvelles sur leur « mur » Facebook, ils ne pourront pas vraiment le savoir à moins que vous ne leur mettiez un petit commentaire. Hélas, nombreux sont ceux qui utilisent ce réseau social passivement : prendre beaucoup d'information mais en donner très peu. Une personne qui paraît inactive (aucun statut sur son « mur », pas de nouvelles photos depuis des mois) lit peut être votre profil chaque jour. Lorsque vous constaterez qu'elle connaît beaucoup plus sur vous que vous ne le pensiez, n'aurez vous pas préféré qu'elle vous téléphone (ou qu'elle vienne vous voir) pour prendre connaissance de ces nouvelles à votre sujet ? Les vrais ami(e)s et les vrais proches restent en contact sans Facebook, par téléphone, par e-mail, ou même par une simple petite visite. Là encore, petit à petit, j'ai reconsidéré la véritable nature des ami(e)s et des proches, ainsi que la façon de les contacter et de leur donner de mes nouvelles.


Facebook, c'est un peu « la place » comme on dit, « the place to be ». Bien qu'il soit virtuel, c'est purement et simplement l'endroit où l'on trouve la plus grande foule hétéroclite au monde. Ce petit détail n'est pas sans risque. Sans que vous le sachiez, un petit défaut de confidentialité pourrait bien vous attirer beaucoup d'ennuis. Depuis quelques temps, Facebook est devenu la nouvelle mecque des pirates informatiques. L'accès aux données est très facile, notamment à partir d'applications tierces. Si vous avez déjà installé quelques applications Facebook comme des jeux, quiz et autres plugins, vous avez dû remarquer que ces dernières vous demandent généralement un accès à vos données. Derrière une simple application peut se cacher un virus, un pirate, ou tout autre acte de malveillance. Par défaut de prévoyance, vous risqueriez de vous retrouver dans une situation difficile et incontrôlée. Ne sous-estimez pas l'importance de vos données personnelles : elles sont une denrée chère et très recherchée par les pirates informatiques, en témoigne la récente attaque du réseau en ligne de la Playstation de Sony, le Playstation Network. Les « hackers » ne constituent pas les seuls dangers. Quid des prédateurs sexuels dans un environnement aussi vaste ? Si vous êtes une jolie femme, vous avez probablement déjà reçu des dizaines de « demandes d'amitié » de la part de parfaits inconnus : le danger est bien réel, des prédateurs sexuels ont déjà été identifiés sur Facebook et arrêtés par le passé. Pour les adolescentes, bien sûr, le risque est encore pire. Par ailleurs, exposer ses données personnelles constitue également un risque pour l'emploi. Aujourd'hui, nombreux sont les employeurs qui n'hésitent pas à épier leurs employés sur le réseau social. Un commentaire déplacé sur votre chef bien aimé, et ce sont les problèmes qui commencent. Le linge sale ne se lave pas en public, mais pourtant trop souvent sur Facebook. Et je parle en connaissance de cause.


Les accrocs de Facebook se demandent souvent comment est-il possible de ne pas y être inscrit, de ne pas vouloir faire partie de cette formidable aventure communautaire. Des personnes qui, comme moi, utilisent un ordinateur connecté à Internet chaque jour et refusent pourtant délibérément de se connecter au premier réseau social au monde. Ces personnes sont-elles asociales ? Ne souhaitent-elles pas renouer le dialogue avec de vieilles connaissances, des amis de longues dates perdus dans les méandres de notre société, ou même de simples membres de leur famille ? J'ai pris le temps d'y réfléchir, et en fin de compte, il m'est apparu que le sentiment de devenir sociable grâce à Facebook était complètement erroné. Car comme je l'ai expliqué plus haut, lorsque l'on reçoit une avalanche d'informations sur ses proches (et moins proches), on ne comprend pas toujours l'intérêt de les contacter par d'autres moyens plus « humains ». Et pourtant, il existe une énorme différence, un gouffre, entre les relations virtuelles (faciles, pré-fabriquées et dépourvues de vrais contacts) et les contacts réels, humains, dans la véritable société. C'est du moins ce que j'ai ressenti, et contacter mes véritables amis dans le « monde réel » pour les revoir, leur parler et passer du temps avec eux m'a apporté plus de bonheur que toutes les fonctionnalités que Facebook peut offrir à ses internautes. Utiliser Facebook m'a petit à petit déconnecté de la réalité (ou tout du moins, d'une partie de celle-ci) : les contacts se prenaient sur Internet, les bons moments se partageaient devant un écran et tout ce que l'on pouvait y lire ou y ressentir constituait le réel, la véritable pensée des personnes, leur véritable opinion de vous, leur véritable relation avec vous. Bien sûr, tout ceci était faux, tant certaines personnes ne prennent pas Facebook au sérieux... mais pour d'autres, cependant, c'est totalement l'inverse. Dans une configuration où certaines personnes utilisent Facebook comme une simple distraction, et ou d'autres y voient une véritable seconde vie, de nombreux malentendus peuvent également émerger et causer de nombreux torts. Encore une fois, il m'est apparu plus opportun de passer plus de temps avec peu de personnes, mais des ami(e)s proches, que j'apprécie et qui m'apporte beaucoup, plutôt que de communiquer de façon plus systématique, moins chaleureuse, avec des tonnes de connaissances ancrées dans la même routine que celle qui m'a petit à petit fait dévier de la réalité. Alors, Facebook est-il vraiment un réseau social ?


Bien sûr, cet article est une appréciation tout à fait personnelle de Facebook, et nombreux sont ceux qui, parmi vous, voient probablement ce site web comme un excellent outil de communication, de loisir, et une formidable avancée technologique dans les méandres du Web 2.0. Je dois bien avouer que Facebook comporte à mes yeux quelques avantages. Tout d'abord, ce site est indéniablement un incroyable succès, issu d'un coup de génie de son créateur, Mark Zuckerberg. Quoi qu'on puisse en dire, ce jeune homme a réussi ce que la plupart d'entre nous ne pourrons probablement jamais réaliser, et c'est tout à son honneur. Ensuite, le grand intérêt de Facebook réside selon moi dans le fait qu'il permette de toucher un maximum de gens en un minimum de temps. Via les groupes ou les pages dédiées à une cause, un évènement ou un intérêt, il est très facile de répandre des renseignements et de faire connaître une activité à toute personne intéressée. Les publicitaires peuvent également tirer parti de ce site pour toucher un maximum de clients potentiels. La publicité est d'ailleurs la première source de revenus du réseau social. Et finalement, Facebook amuse et délasse, fait passer le temps... jusqu'à ce que l'on se rende compte qu'il est possible de mieux mettre à profit les quelques heures dont on dispose chaque jour, dans cette vie qui passe de plus en plus vite.


J'espère que cet article vous a permis de passer votre temps autrement, et s'il vous a plu, n'hésitez pas à la diffuser... sur Facebook, naturellement.

samedi 25 juin 2011

Création d'un nouveau blog... pour le plaisir !

Ancré dans une routine bien installée, où la vie suit lentement mais sûrement son cours, j'ai ressenti l'envie de créer un nouveau blog afin d'y exposer mes idées, mes réflexions, mes créations, mes passions. Écrire est quelque chose que j'ai toujours aimé faire, et aujourd'hui, l'envie de mettre par écrit les émotions, sensations et opinions qui me traversent le cœur et l'esprit est telle que la création d'une page web m'a semblé indispensable. C'est un souhait personnel qui me titille depuis des mois et qui, ce soir, prend enfin effet. Mais ceci n'est pas un coup d'essai (voir mon blog précédent).

Pour ceux qui ne me connaîtraient pas (ou peu), je m'appelle Jérémie Chevalier, j'ai 27 ans à l'heure où j'écris ces lignes et j'habite à Mons, dans ce doux (?) pays du surréalisme qu'est la Belgique. J'ai effectué des études en informatique à l'Université de Mons et je suis actuellement ingénieur de recherche en logiciel (R&D Engineer, comme on dit) dans un centre de recherche et d'innovation. Assoiffé de connaissance, j'ai sans cesse le désir d'apprendre; je suis notamment passionné d'automobile, de nouvelles technologies, de cinéma et de jeux-vidéo. J'aime également énormément cuisiner - ce qui m'offre un certain épanouissement créatif - et le body-building, le cardio-training et le fitness, bref ce qui entretient le corps - et l'esprit. Selon les périodes, il m'arrive également de faire de la poésie, un art que j'ai toujours admiré.

Au travers de ce blog, je souhaiterais partager mes réflexions sur différents aspects de notre société, mais également produire quelques articles intéressants sur les sujets qui me passionnent, notamment l'automobile et la cuisine. J'apprécie tout particulièrement de tester toute voiture qui soit, de la petite compacte à la grosse berline routière. Je ne manquerai donc pas de vous faire part de mes impressions concernant les véhicules que j'aurai eu la chance d'apprivoiser. De plus, et comme je sais que cela plaît à beaucoup de monde, j'essayerai autant que possible de partager mes humbles recettes de cuisine, si cela peut vous servir un jour ! Et pour les âmes passionnées, vous pourriez bien retrouver quelques poèmes dans les pages de ce blog.

Bonne lecture !